27.04.2008
Et enfin...
Il faut bien que je me détende
Et ce n’est pas tout à fait le cas.
Je ne prends que très peu d’initiatives, genre faire la vaisselle
Mais je ne sors pas, je n’en prends pas l’initiative
Ca me pèse un peu de devoir demander ou de décider de ne pas demander
Ca doit aussi peser sur mon père.
C’est parce que je ne sais pas vraiment ce que je fais là
Mon père veut que je vienne et je veux venir
Je voulais aussi exister pour mes sœurs et ça c’est fait.
Qu’est-ce qu’il reste, alors ?
Ce sentiment d’inachevé, d’incomplétude
Mais pourquoi ?
Qu’est-ce qui manque ?
Un passé ou alors un futur
Je vais séparer chaque relation et voir où ça va
Vendredi 7 mars 2008, Bab Ezzouar devant Les feux de l’amour22:06 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La guerre de mon père 2
Il se dirigeait vers un tout petit village
Je ne sais plus comment il a appelé ça :un petit groupement de maisons, en tout cas
Il dit : je ne sais plus pourquoi je me suis arrêté. Le village était à 500 mètres, 800 mètres.
L’armée française s’est mise à bombarder le tout petit village (ou bien, est-ce que c’était napalmiser ?).
Une femme en robe rose avec un bébé dans les bras s’est mise à courir, pour s’enfuir.
Un avion a décroché en rase-mottes et a lancé une roquette. Il y a eu de la poussière et des débris et la femme est sortie de tout ça toujours courant avec l’enfant dans les bras.
Il a tiré une deuxième roquette et mon père a vu encore la jeune femme sortir de la fumée.
Alors le pilote a dépassé la femme, a fait demi-tour et a tiré 2 roquettes simultanées en mitraillant.
Plus personne n’est sorti de la fumée.
Il a dit : il ne restait plus rien, ou peut-être un pied, je crois.
Les souvenirs de mon père peuvent être confus mais chaque fois qu’il me raconte ça, il se souvient de la robe rose.
Samedi 8 mars 2008, 20h18, dans l’avion qui me ramène en France.
22:05 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
La guerre de mon père
Je suis vraiment fière
Quand mon père m’appelle
Devant la télé, en Algérie pour me montrer
Une femme à qui il a sauvé la vie
Il amenait vers la frontière tunisienne
Quelques infirmières européennes, pour qu’elles sortent de la guerre
L’armée française, sur renseignement, a envoyé des parachutistes
Le combat a duré trois jours
Il dit :je lui ai sauvé la vie
Pas de modestie
Mais il dit aussi :j’ai perdu Unetelle
Ma poitrine se serre devant ce vieux bonhomme de 71 ans
Il a donné des ordres à plus vieux que lui sans recul, à l’époque
Il voit le gamin qu’il était devenir à 23 ans officier pour faits d’armes
Entré en guerre à 19 ans
06/03/2008
22:04 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Une longue conversation
Une longue conversation sur le net avec Frank
Après un long silence, et pour lui :
Après la mort de Maharishi
Après l’Inde
Après ça : une méditation
C’était jubilatoire, ce mouvement de mon mantra
Merci, Frank
5 mars 2008, Bab Ezzouar, dans la chambre avec Sihem, 21h16
22:01 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Wafi
Il casse ses jouets et mord et frappe
Il n’a pas compris à 2 ans et demi que sa mère qu’il a connue souffrante
Et puis dans un lit
Il n’a pas compris qu’elle a fini par mourir
Il n’a pas les mots ni même le cerveau
Parfois, tout à coup je le vois déborder
Il est submergé, dévoré.
Et moi je ne parle pas sa langue
Oui, elle est morte
On ne sait pas ce que c’est, « mort », nous
Il n’accepte pas
Il est en colère
Il se cogne contre les murs
Je le vois être désespéré
Et il est rare qu’on ait devant soi le vrai sens du terme
C’est presque insupportable
Presque
Dimnache 24 février 2008 11h09, chez Hibette
21:57 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un bug dans la danse du gilet de sauvetage
Un bug dans la danse du gilet de sauvetage
C’est particulièrement poétique.
05/03/2008
21:53 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Il y a longtemps
Je crois qu’on a rompu dans une voiture
Calmement
2 mars 2008
21:50 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Tongues-volley et foot-sandales
Amour ! Amour ! pour cet ordinateur portable
Porté à Bordj Bou Arreridj avec le premier épisode d’Off Prime
M’a permis de franchement rigoler
Sur une autre planète
vendredi 29 février 2008, 14h22 dans ma chambre chez Souad
21:48 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Koucha
Koucha, la maison de tata Laarem et tata Khadidja à Bordj Bou Arreridj
Tata Laarem me dit :tu es chez toi, ma fille. Elle me sert du café au lait et des croissants.
Une bonne fait le ménage et vient m’apporter une couverture, elle a vu que je m’étais endormie les pieds sous un coussin dans le salon.
Shiraz et Racha courent dans la cour.
J’ai peur de mal faire, d’être impolie.
Mercredi 27 février 2008, Koucha, Bordj Bou Arreridj
21:47 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le temps perdu
Chaque fois que je retourne en Algérie
Sentir : je ne peux pas rattraper le temps perdu.
Mercredi 27 février 2008, 10h25, Koucha, Bordj Bou Arreridj
21:46 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


