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27.04.2008
La guerre de mon père 2
Il se dirigeait vers un tout petit village
Je ne sais plus comment il a appelé ça :un petit groupement de maisons, en tout cas
Il dit : je ne sais plus pourquoi je me suis arrêté. Le village était à 500 mètres, 800 mètres.
L’armée française s’est mise à bombarder le tout petit village (ou bien, est-ce que c’était napalmiser ?).
Une femme en robe rose avec un bébé dans les bras s’est mise à courir, pour s’enfuir.
Un avion a décroché en rase-mottes et a lancé une roquette. Il y a eu de la poussière et des débris et la femme est sortie de tout ça toujours courant avec l’enfant dans les bras.
Il a tiré une deuxième roquette et mon père a vu encore la jeune femme sortir de la fumée.
Alors le pilote a dépassé la femme, a fait demi-tour et a tiré 2 roquettes simultanées en mitraillant.
Plus personne n’est sorti de la fumée.
Il a dit : il ne restait plus rien, ou peut-être un pied, je crois.
Les souvenirs de mon père peuvent être confus mais chaque fois qu’il me raconte ça, il se souvient de la robe rose.
Samedi 8 mars 2008, 20h18, dans l’avion qui me ramène en France.
22:05 Publié dans Algérie février-mars 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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