28.09.2008
Premier Festiblog.
Très chouette après-midi
vu les personnes présentes autour de la table
on se serait cru dans les commentaires chez Pacco, chez Margaux!
Ha mais tu es meriem? Ha mais tu es Mat? Ha mais tu es Camilla Galapia?
(pas de Ha mais tu es Pacco, Sté, Maé? on connaît ces inconnus-là)
Ben voilà, encore un peu de chair et d'os autour d'internet, et c'était juste.
Un mec intéressant, Pacco, et je suis restée sur ma faim un peu, parce qu'on n'a pas le temps dans ces circonstances
de s'arrêter.
Pas grave, c'était vraiment bien.
Puis
ils me déposent à Châtelet
j'arrive à Bagneux
passer au japonais
rentrer et manger sur le pouce
et aller sur internet.
Enfin
retrouver Yves et lire côte à côte, discuter.
22.09.2008
Sometimes.
Parfois quand les choses vont dans le bon sens
les émotions sont là, en nombre, en force, massé derrière la porte
et on voudrait pleurer de trop plein.
Ca a été tellement long, putain!
Je partage un loyer après 5 ans de mariage, c'est une chose
mais surtout
8 ANS
CA FAIT 8 ANS que je porte seule
CA FAIT 8 ANS QUE TONI EST MORT.
En 8 ans, je suis devenue plus vieille que lui à sa mort
et c'est une idée très étrange.
Aujourd'hui que je partage avec Yves le lieu ET la vie
je sens comme je porte sur moi ma propre vie depuis qu'une nuit je me suis réveillée avec mon amour mort.
Depuis que j'ai mis mon oreille sur sa poitrine silencieuse
d'abord je suis tombée dans les bras de ma mère
dans les bras des amis qui m'ont portée
par terre
et puis j'ai porté ma vie toute seule.
Ils ont toujours été là pour moi mais je n'ai jamais permis à personne de m'aider à porter cette part-là.
Celle qui pleure dedans, qui pense tous les jours sans émotions particulière à Toni, qui a oublié ce qu'était une grande part de sa vie à l'époque, celle qui a appelé les secours, celle qui a pleuré en retrouvant l'odeur de ses vêtements quelques jours plus tard, celle qui est encombrée par cet évènement-là.
Aujourd'hui que Yves et moi nous trouvons un terrain où nous retrouver, aujourd'hui qu'on vit ensemble pour du vrai
je sens: je peux me reposer un peu.
Ca ne va pas me guérir
Ca va me reposer.
Ca m'apaise.
20.09.2008
Je suis pétillante.
On dirait que je ne nage plus à contre-courant
que l'eau du fleuve me porte.
En plein désert parisien, j'ai développé un espace et j'ai eu du bol
des gens sont venus et revenus et repartis aussi.
Chez Pacco, la fête sur son blog durant son absence.
Avec Lény, Iza, Margaux, Pacco, Henri et moi, penser une teuf au bord de la rivière
y renoncer (ou presque).
Discuter, échanger, aller voir chez eux
découvrir les petites narrations avec des yeux pas usés
des illustrateurs avec des yeux pas usés
des connecteurs avec des yeux pas usés
Et le blog de musique qu'Iza a ouvert pour nous
La truffe, la tanche, le chacal et l'enculé-comprenne qui pourra!
Rester sur ma faim, ressentir une urgence, une brulûre
d'être en chair et en os dans ce qui est si joli sur le net.
Mercredi, manger un tartare-frites-brouilly avec Margaux
Un truc évident, rire, parler, raconter, écouter et hugs: une rencontre.
Facilité, simplicité et rire, y en a deux ou trois qui savent combien ça compte pour moi.
Rentrer avec la banane et une pêche d'enfer.
Je m'en vais aller aussi rendre les hugs virtuels de Pacco au Festiblog
ceux qu'il m'a fait mine de rien.
Les gars, les filles, avis: je distribue les hugs (j'ai un fournisseur d'enfer-là aussi, comprenne qui pourra).
14.09.2008
La norme (suite).
Et j'ai vécu presque six ans avec 6 ou 8 kilos en-dessous de mon poids de bonne santé.
Ca fait pas lourd 46 kilos et demi pour 1 mètre 63.
En tout cas c'était moche.
J'ai du coup touché 2-3 trucs du doigt, comme un marronier de la presse féminine qui dit chaque printemps Maigrissez!
Les résistantes qui protestent par Laissez-moi être grosse!
Sentir qu'on est à des kilomètres de la cible en résistant comme ça.
A table, les envieux qui te disent Mais mange donc! (et derrière, le perfide Puisque toi tu peux...)
Ignorant et souhaitant ignorer qu'être trop gros ou trop maigre, c'est avoir un problème avec la bouffe et pas seulement.
Un échange délirant: je disais Je n'arrive pas à manger, ces jours-ci, elle répondait T'as de la chance! Moi je n'arrive pas à ne pas manger!
Je répétais, alors elle disait Ben faut manger!
Jamais été anorexique mais quand même trop maigre, je suis bien contente de mes 55 kilos qui ne bougent plus.
On fait une drôle de route, mon corps et moi.
12.09.2008
La norme.
Entendre cette femme obèse dire Je m'aime comme ça (et derrière, entendre: Aimez-moi plus que moi).
Sous la bannière Egalité ou Tolérance: n'importe quoi comme personne pour dire
Prends bien soin de toi (et derrière avec amour Tu vas en mourir)
Même sentiment avec cette jeune fille devenue un jeune homme reprocher sérieusement à sa mère de ne pas vouloir l'appeler de son nom de garçon.
Egalité, tolérance, ne pas voir la douleur et ne pas vouloir parler des normes.
Les normes, c'est le mal.
Personne pour lui dire
Vois-tu la norme, la sens-tu? elle existe, ce n'est qu'une norme.
Pas question de s'y ranger; pas question de l'ignorer.
04.09.2008
Je ne crois pas en dieu.
C'est chez moi ici
tout ce que je dépose ici est moi.
Il y a au moins un sujet dont je ne parle pas
et c'est la spiritualité.
Il y a des mots qui séparent et qui rassemblent, selon le contexte
(c'est un mot qui ne me parle pas
mais c'est le seul que je connaisse.)
Pour parler d'une aventure dedans qui a débuté il y a longtemps.
Il n'y a strictement aucun conformisme dans cette aventure-là.
Quand ce mot-là rassemble, je suis mal à l'aise parce qu'ils sont rassemblés autour d'idées, de mots, d'idéaux (idéalisme, horreur!)
et que ça se trouve être à des kilomètres de ce que je vis.
Pourtant j'ai des choses en commun avec eux puisque je les retrouve une fois par an en automne.
Quand ce mot-là sépare, je me sens impuissante parce que ce sont des mots ou des idées qui m'éloignent; je suis très très mauvaise pour traduire en mots ce que je vis "spirituellement" (putain, ce mot m'arrache les doigts).
Au milieu de la foule hindouisante, j'emmerde les ravis de la crêche.
J'emmerde les principes, les dogmes.
Je pèse tout ce que je rencontre sur ma route; c'est à moi ou pas.
Je m'approprie ou écarte chaque sensation, chaque mot (précisément), chaque geste.
Et j'y reviens tout le temps, c'est en mouvement.
Je ne laisse personne s'approcher trop près de ma démarche, de peur de me paumer dans le vécu de quelqu'un d'autre.
J'emmerde aussi les hostiles.
J'entends les uns comme les autres et c'est tout.
Pas trop près.
je reviens...
...juste pour dire
et Maïs, bonjour Maïs!
J'ai plein de gens en tête
Tout le monde: vive la rentrée et bonjour!
03.09.2008
Tout le monde is back, on dirait.
C'est ma première rentrée depuis que je parle à des vrais gens sur internet
c'est très agréable de retrouver tout le monde ensemble et éparpillé
Je me suis un peu faite chier en Belgique because les circonstances (et un tout pti poil de déprime mais ça s'est presque pas vu, hein)
ça m'a manqué
et là
bonjour Margaux (vous avez vu son Tomcast?)
bonjour Iza
bonjour Pacco
bonjour Henri
bonjour Lény
bonjour Skiloo
bonjour aussi Ninis qui m'a envoyé cet été un mail de la mort que j'encadrerai dans mon futur bureau dans l'appart
à côté du dessin Méga Teuf
C'est chouette de vous retrouver!
02.09.2008
La rentrée.
Les Secondes rentrent aujourd'hui.
Premières et Terminales demain, BTS, va savoir.
Au bout du couloir où il y a notre bureau: THE appart.
Ce matin j'ai pris ma tasse de café avec moi pour venir sur le net dans le bureau.
Les gens autour de moi vont finir par me dire TA GUEEEEUUUULE!!! tellement je suis en boucle sur
J'ai un logement.
En Belgique, pendant 12 ans, zéro problème pour me loger j'aime la Belgique.
Dès que j'ai posé un orteil sur le sol de la région parisienne, j'ai galéré.
Mais je ne voulais pas rentrer.
Pendant quelques temps, je vais profiter du plaisir d'atteindre des objectifs:
Un logement avec Yves (bon, il arrive à son rythme)
On m'ajoute une journée de boulot pour prendre en route les adolescents qui décrochent (je suis une bonne éducatrice: je ne suis pas normative aux endroits où on l'attend, par exemple)
Je suis toujours en région parisienne, je n'ai pas capitulé.


