06.06.2009
Ca faisait longtemps.
Un vieux truc qui traîne
qui ressemble au souvenir de la douleur
qui ramène à Meriem à terre, en morceaux, sans air.
Loin derrière, allongée par terre, seule là-dedans.
Et en tirant le fil
(quel est le chemin?)
en suivant l'angoisse
(je connais le chemin)
découvrir mon grand-père dans ma tête
protestant, austère, chiant
qui dit ce qui est moi ou pas
et il semblerait que je ne sois pas la vraie moi (pour lui dans ma tête)
en talons, en téléphone, en shopping, en fille, en langue de pute
en m'épanouissant



Trackbacks
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Commentaires
On n'aime pas les barrières.
On n'aime que le vrai amour : te laisser être ce que tu veux tant que ça ne nuit à personne, et que ça te nuit pas à toi.
Ecrit par : agota | 06.06.2009
Evidement ,essayer d'être ce que l'on veut être...essayer
Ecrit par : formika | 06.06.2009
agota, merci. Drôle de période.
formika, encore mieux: devenir ce qu'on est déjà.
Ecrit par : meriem | 06.06.2009
"devenir ce qu'on est déjà" ?!
Parce que nous aurions un Moi véritable, intrinsèquement nous-même ?!, je n'y crois pas.
Ces quelques premières années de la vie qui sont/seraient(?) si fondamentales puisque créant le squelette cérébral de chacun de nous ne font justement qu'un squelette cérébral. Le reste de notre vie est une fusion plus ou moins réussie de chaque expérience et c'est par l'ouverture à ces expériences que nous devenons. Donc pour moi on ne peut pas devenir ce qu'on est déjà. On devient. C'est tout.
Ecrit par : lény | 07.06.2009
Houla, houla Lény, je ne crois pas que nous ayons un moi véritable intrinsèquement nous-même en-dessous du reste!
Je crois que je sais qui je suis, je crois que quelque part je sais ce que je vais devenir, je crois que je suis déjà cette fille "un peu plus fille". Je crois que la seule chose qui me sépare de cette fille, ce sont mes pensées, mon mental, l'idée que "c'est pas moi".
Il me semble aussi qu'au moment où on souhaite devenir quelque chose, il y a peu de choses qui séparent du but; là, oui, je crois que c'est dedans. Au moment du désir, c'est déjà là mais je ne sais pas si je peux généraliser à tous les désirs de devenir et aux autres que moi.
Ecrit par : meriem | 07.06.2009
on essaie d'être ce que l'on voudrait être,c'est la base.Mais ensuite,il y a les evenements de la vie qui nous balladent.De temps en temps,on fait le point ,on redresse ou pas la barre....On avance surtout.C'est ma version!!
Ecrit par : formika | 07.06.2009
Lény, tu fais du Wittgenstein maintenant ?
Métaphore :
Tout ce qui est vivant ( ou pas ), l'identité, la pensée je les vois évoluer dans un milieu sous pressions ( comme sous la mer ). De la vaste pressions, le fond, à la pression légère, quelques mètres. Avec un pression zéro, plus rien n'est viable et ne se développe correctement..
Ecrit par : Henri A | 07.06.2009
formika, ok!
Henri, ben voilà, je ne comprends rien à ce que tu as écrit.
Peux-tu me sous-titrer le rapport entre Wittgenstein que je ne connais pas et Lény, que je suive un minimum?
Métaphore: tu parles du post précédent?
Ok, c'en est une.
Mais alors, la pression, la viabilité, tout ça, je ne comprends pas!
Ecrit par : meriem | 07.06.2009
Henri > je n'en sais foutre rien. Je sais qu'Iza et toi en avez fait quelque chose, pour ma part, jamais lu. Putain il y a tellement de chose mais alors tellement que je n'ai pas lu ! et je crains de ne jamais pouvoir tout ingurgiter :(
Meriem > mais si henri veut surement dire que la vie et donc nos personnalités sont forgées par des pressions plus ou moins importantes suivant le contexte de chacune de ces pressions ou le contexte de chacun de nos parcours.
Ces pressions iraient du début à la fin de nos vies. En dehors pas de vie. Evidemment.
Quand au rapport entre machin et bibi j'ai répondu.
Ecrit par : lény | 08.06.2009
Moi je t'aime comme ça, juste comme tu es, la vraie toi, jamais la même de seconde en seconde, chancellante et sûre, couillue, curieuse, fille, fillasse même, langue de pute, poète, drole, timide, malicieuse, généreuse, en construction permanente, en chantier, bordelique, impatiente, jamais hautaine, jamais juge, a plat, sur des talons, a l'interieur de toi, puis regardant autour, cueillie, attentive, et puis tout ce que tu es et que j'ignore.
Ecrit par : Gomar | 09.06.2009
lény, "évidemment"?
Ben du coup, je ne me sens pas plus intelligente.
Sinon, pareil, tellement de choses que je n'ai pas lues...
Et les pressions, ça serait quoi, alors?
Gomar, comment dire... wah...
Merci!
Ecrit par : meriem | 09.06.2009
meriem, excuse moi. Tu dois bien savoir que l'intelligence n'est pas corrélée à la citation de quelques noms prestigieux ni au fait de croire que l'on comprend quelque chose ...
Quand tu écris ce que tu écris (parfois) tu es déjà bougrement intelligente. Mais j'arrête là, avec ce que t'as écrit melle gomar tu vas faire dans ta culotte.
Les pressions et bien ce qui nous bouscule quotidiennement, ce qui influe sur ce qui serait un axe de notre vie, sur notre perception des choses, sur notre personnalité. C'est comme les montagnes, il faut qu'il y ai mouvements et frictions pour qu'il y ai relief.
Ecrit par : lény | 11.06.2009
Tu refais du Wittgenstein Lény !
C'est en gros ce que j'essayais de dire en effet. C'est l'interaction entre l'environnement et une chose qui permet à la chose de se développer. ( rien d'extravagant, sauf que dans la chose j'y mets le vivant, le non vivant, l'identité, la pensée, conscience, etc....)
Il y a eu des expériences la dessus sur des petits chats.
Le sens de la vue par exemple ne se développe pas quand le chat nait et vie dans une boite sans lumière.
Ecrit par : Henri A | 11.06.2009
lény, c'est vrai: je sais bien que l'intelligence est une chose différente du savoir mais je suis chatouilleuse et parfois pas sûre de moi, ça dépend des jours!
Et t'inquiète pas pour ma culotte: Gomar me l'a flinguée, déjà, et j'adore les compliments, ça fait des guilis dans mon coeur, ça regonfle.
Et donc, les deux, là, les pressions: ça peut être aussi bien être de l'interaction positive que négative?
(auquel cas, je comprends et je suis d'accord)
Ecrit par : meriem | 11.06.2009
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